Société: Trésorerie générale et Défense nationale, un mariage de raison

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Libreville, 21/ 07 / 08

C’est à la faveur d’une cérémonie officielle de sortie de la cuvée des agents de sécurité et de gardiennage de nos trésoreries que l’occasion a été donnée aux responsables de la Défense nationale et des finances publiques gabonaises de se retrouver à l’esplanade de l’Ecole nationale de gendarmerie. Pour célébrer le fruit d’une coopération naissance entre les deux structures étatiques. Une grande première dans notre pays en la matière.

Le trésor public, qui a pour principal rôle de procéder au paiement des dépenses de l’Etat joue en même temps une fonction de gardien des fonds publics qu’elle encaisse au quotidien. A ce titre, elle doit s’entourer de toutes les garanties susceptibles de l’aider à mener à bien sa mission. Eu égard à cette double attribution et compte tenu de l’insécurité grandissante dans notre société en proie au banditisme de grand chemin, les autorités en charge des problèmes de Défense et de la finance de notre pays viennent de voir le fruit de les efforts de leur coopération couronnés. Jusqu’à une époque récente, des braquages et autres agressions sur les agents du trésor où à proximité des trésoreries étaient légion. Le dernier hold up en date, à la trésorerie de l’Estuaire, n’est-t-il pas un cas malheureux ? Les enquêtes dont on attend toujours les résultats, révélaient encore une forte implication et la participation de près ou de loin des agents de la Force nationale de police dans ce crime odieux.

Situation qui a amené Monsieur Blaise Loembe, Trésorier général, à mener en collaboration avec le département ministériel chargé de la Défense nationale des études aux fins de sécuriser davantage les deniers publics mis à la disposition de son administration. La phase d’étude qui a été rondement menée dans un délai relativement court, vu l’urgence du sujet, a abouti à un protocole qui vient de donner les premiers fruits de ladite coopération. Il fallait dans un premier temps élaborer un cadre juridique pour conférer à l’acte un caractère légal. Un texte portant nomination d’un capitaine responsable de la formation, ayant duré trois mois, et un arrêté portant fonctionnement de la structure ont été signés par le ministère de la Défense nationale.

La formation dont il est question a vu la participation de près de 230 agents des Forces de la Défense nationale. Ils ont été recrutés selon les critères de choix bien définis par la hiérarchie. Le premier étant celui d’être retraité. La bonne conduite de l’agent figurait parmi les conditions sine qua non d’appréciation. En plus de tout cela, le lieu de résidence de l’agent constituait un autre préalable non négligeable comme critère de sélection.

Tout au long de la formation. Pour les responsables de cette opération, ce chiffre qui aurait été plus important, répond aux dispositions financières de trésorerie de l’heure. Il ne faut pas perdre de vue que c’est la première expérience. D’autres pourront suivre. Trois gardiens ont été remerciés pour cas d’indiscipline caractérisée. Acte intolérable dans ce milieu où doit régner la discipline sans condition.

A la question de savoir ce qui a motivé cette formation expresse au lieu que les pouvoirs publics s’attachent les services des sociétés privées de gardiennage, le trésorier général répondra tout simplement c’est pour des raisons stratégiques et que le trésor public étant une structure d’Etat, un domaine sensible, il ne s’aurait être géré par le secteur privé. Au risque de devenir une maison de verre.

Non pas qu’il ne reconnaît pas l’expertise en la matière des entités jusqu’ici des sociétés de gardiennage. Mais au contraire, il salut plutôt le courage de ces sociétés.

Il ne s’aurait être question, comme d’aucuns le prétendent, d’une milice en gestation. A moins que l’Etat se dérobe de ses missions nobles. Entre autres obligations vis-à-vis de la population, la sécurisation et la protection des personnes et des biens. Outre cette sortie qui s’est faite sous les feux de la rampe, il faut noter d’autres mesures internes survenues qui visent notamment à faciliter les opérations financières des agents de l’Etat. Pour ces derniers, l’accès à leur salaire ne fait plus l’objet des tracasseries qui entouraient cette opération. Il suffit aujourd’hui d’être titulaire d’une carte trésor pour voir la tâche allégée. D’autres mesures suivront dans le sens de l’amélioration de la qualité des services. Notre administration étant décriée par la mauvaise qualité de la prestation des services.

Toutefois, les gardiens appelés à servir dans ce cadre n’auront pas droit à des comportements déviants au risque de se voir réprimandés avec la dernière énergie. Car il s’agit de la gestion d’un secteur de souveraineté où l’erreur, quoi qu’humaine ne sera jamais permise.

Par Akomo Bissila

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Dernière mise à jour de cette rubrique le 21/07/2008