Affaire hôtel Dialogue : On a frôlé le pire

(Gabon D'abord Actualités 04/08/07)
Kassongo
 
Alors que les tentions redevenaient de plus en plus intenses entre les deux parties opposées à ce différend, l’homme d’affaires gabonais vient d’ouvrir une brèche en laissant cet hôtel à l’Etat. Peut-être l’épilogue d’une affaire qui prenait déjà les allures inquiétantes vu les forces en présence : d’un côté, Bernard Assum Ndong, ancien combattant du Vietnam (1972), ses beaux parents propriétaires aux Etats-Unis d’Amérique d’usines d’armement allant du pistolet automatique au char d’assaut, décidé à en finir avec les adversaires d’Assum suite à la mort de son frère aîné, et, de l’autre côté l’Etat gabonais. On s’acheminait sans nul doute vers un conflit sans précédent.
 
Pour l’intérêt supérieur de la nation, Bernard Assum Ndong, propriétaire légitime de l’hôtel Dialogue vient d’annoncer publiquement que les tractations avaient trop duré et qu’il laissait cet hôtel à l’Etat gabonais. Au cours de son commentaire, le journaliste de la télévision présidentielle a bien fait de signaler qu’il reste maintenant à l’Etat de s’accorder avec l’homme d’affaires pour donner une compensation au geste de bonne volonté de Bernard Assum Ndong qui, à la dernière minute n’a pas voulu sacrifier le peuple gabonais à cause de son hôtel.
 
Pour la petite histoire, Bernard Assum Ndong a investi avec ses propres fonds pour cet hôtel qui a englouti plus de 5 milliards de FCFA. Le différend né entre l’Etat gabonais qui voulait à tout prix avoir cet investissement sous son contrôle et le promoteur de celui-ci atteindra son paroxysme le 21 mai 2000 quand la gendarmerie nationale et autres branches spécialisées de l’armée vont effectuer un assaut à cet hôtel dans un cadre purement extrajudiciaire. Bilan de cette agression, un mort (le propre et unique frère aîné de l’investisseur) et l’atteinte d’une balle au niveau du genou de Bernard Assum Ndong qui reste avec cette infirmité à vie. Sans compter les dégâts matériels sur place. Pire encore, après son hospitalisation, Brenard Assum Ndong verra son domaine du camp de Gaule investi à plus de 1,5 milliards de FCFA rasé en pleine nuit par les éléments de la gendarmerie nationale sur ordre du président de la République, le ministre de l’Habitat, Adiahenot lui-même l’a révélé à la victime.
 
Pour l’affaire Dialogue, les tribunaux se sont saisis du dossier. Du tribunal de première instance à la Cour de cassation, l’homme d’affaires aura toujours gain de cause sur l’Etat gabonais. Après ces tractations judiciaires, les deux parties sur la demande de l’Etat gabonais se sont engagées à trouver un arrangement à l’amiable à ce différend qui donnait déjà un mauvais visage du Gabon pour les investisseurs étrangers qui voulaient s’y aventurer. Les négociations de cet accord  seront souvent bloquées par l’entourage du Chef de l’Etat qui faisait toujours ombrage.
 
Néanmoins, le propriétaire signera après avoir refusé à trois reprises, devant le président de la République, une transaction qui mettait en responsabilité directe le Chef de l’Etat qui s’est engagé à régler ce problème. Le montant de 3 milliards de FCFA proposés par l’Etat n’a pas été pris en compte comme cela devait se faire dans toute transaction. Au lieu de débloquer cette somme, sur conseil de sa cour, le président remettra finalement une modique somme de 300 millions de FCFA à la victime qui l’acceptera qu’après encore les assurances données par le Chef de L’Etat d’apurer le plus rapidement possible le reste.
 
Quelques jours après, le président informera Bernard Assum Ndong de ce qu’on lui a demandé de ne pas payer cette somme. La grande question est de savoir qui a donné les ordres au président de la République, Chef de l’Etat, garant des institutions, apôtre de la paix, de ne pas dédommager un gabonais qui a perdu son unique frère, qui est infirme aujourd’hui et dont les biens ont été saccagés. Il faut peut-être ne jamais avoir perdu un être cher pour manifester un tel sadisme. Bref, depuis cette avance, plus rien n’a bougé. Au contraire, c’est des actes de provocation qui se sont révélés du côté de l’Etat par l’accord à une société libyenne de réfectionner  ledit hôtel sans au préalable consulter son propriétaire. En réaction à cette provocation, Bernard Assum Ndong a mis en garde la plus haute autorité de l’Etat contre toute tentative d’expropriation de son patrimoine, et assurait en même temps qu’il ne devait pas être tenu pour responsable de tout ce qui pourrait arrivait.
 
Il faut signaler que cet homme qui a manifesté l’amour pour sa patrie en investissant sur ses propres capitaux, qui n’a jamais géré une caisse publique et qui a consenti d’énormes sacrifices, a une famille, des amis et des beaux parents qui pensaient que cette histoire avait franchi les limites de la patience. Et pour se défendre, puisque sa vie est encore menacée par les forces de sécurité, l’homme d’Oyem avait mobilisé tous ses partenaires pour récupérer l’hôte Dialogue à n’importe quel prix, quoiqu’il en coûte à ses adversaires.
 
Voyant que la situation allait à l’explosion, Bernard Assum Ndong a demandé pacifiquement au président de la République, au nom de la «Veuve pour le salut de tous ses fils » à éviter le pire. Le président en bon père de famille a demandé à celui qui est son fils de faire des concessions après quoi, lui-même s’occupera de la compensation. Et c’est ce qu’a fait Bernard Assum Ndong en vertu du respect et de la reconnaissance qu’il a vis-à-vis du chef de l’Etat.
 
Et maintenant?
 
Le fils a obéit à son père en proclamant publiquement que l’hôtel appartient à l’Etat et ce malgré qu’il est le véritable propriétaire. A regarder les peines et douleurs que l’Etat a fait subir à ce compatriote, il faudrait maintenant que l’Etat joue franc jeu. Il faudrait d’abord l’Etat loue et rende un vibrant hommage pour cet acte qui mérite d’être écrit dans les annales de l’histoire du Gabon. Car, même la mort d’un être cher ne peut être compensé, il faudrait quand-même compatir à la douleur que cet homme ressent et qui ne sera plus jamais consolé. Si l’infirmité ne peut être rectifiée, il faudrait quand-même respecter la personne humaine. Et pour ce, c’est le Chef de l’Etat qui doit veiller à ce que justice soit faite, en versant une somme importante pour sécher ne fût-ce que les larmes de celui qui a non seulement perdu son frère aîné mais aussi sa santé, et cette compensation financière ne saurait être au dessous de trois milliards de FCFA. Des sommes importantes ont été vilipendées dans ce pays sans avoir un impact de développement, des détournements des centaines de milliards de francs, sans ameuter qui que ce soit. Dédommager un gabonais qui a remporté 14 procès devant l’Etat ne serait que justice et cela pourrait enfin redonner espoir aux investisseurs étrangers. Bernard Assum Ndong connaît personnellement les ¾ d’investisseurs européens et américains.
 
Pour attirer les grands opérateurs économiques, il faudrait un interlocuteur valable maîtrisant les rouages du monde des affaires et affichant une certaine crédibilité au niveau international. Combien d’hommes politiques gabonais ont fait le tour du monde pour inviter les investisseurs à venir s’installer au Gabon ? Combien sont-ils venus ? Et pourquoi ne viennent-ils pas ? Tout simplement parce que le Gabon traîne un mauvais passé à cause de l’affaire Assum Ndong/Hôtel Dialogue. Les exemples de certaines structures comme Magamod, Hallando, Gaboma, Ital Construction….. ont tout simplement mis la clé sous le paillasson à cause de l’intrusion du politique dans leurs affaires. Pour redonner la confiance à ces investisseurs, la seule personne capable de mieux vendre les opportunités gabonaises à l’extérieur et garantir la sécurité de leur investissement n’est que l’homme d’affaires gabonais Bernard Assum Ndong.
 
Les raisons de ce choix sont qu’il a été persécuté dans son pays : fermeture de l’hôtel Dialogue, de Gabon Air Transport (GAT), de Brossette Valor, de la Société Océan, des Magasins Champions etc.… Il reste donc une référence. Il est aussi en relation directe avec plus des ¾ des plus grands hommes d’affaires, investisseurs à l’étranger. ¨Pour mener à bien son rôle, il faut la création d’un cabinet ministériel rattaché à la Présidence de la République qui sera chargé des entreprises et du développement économique avec à sa tête Bernard Assum Ndong.
 

En effet, selon la promesse faite pour la contre partie, l’homme d’affaires attend que l’Etat tienne ses engagements et ce dans un délai raisonnable. Cette responsabilité incombe au Chef de l’Etat qui doit prendre une décision ferme pour réparer définitivement cette injustice. Si cela ne se fait pas, il est toujours facile de revenir sur sa propre parole quand on se rend compte qu’on a failli être dupé. Encore que cette fois-ci le peuple gabonais saura le véritable responsable de tout qui pourra arriver. A bon entendeur !!!      

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