L’UPG prêt rallier les rangs du gouvernement

Libreville, le 14/01/2009 (GDAA) – Le président de l’Union du Peuple Gabonais, Pierre Mamboundou, a annoncé le 10 janvier 2009, au cours d’une conférence qu’il a ténu au siège du partie sis à Awendjé dans le 4ème arrondissement de Libreville, la possibilité de son entité politique de rentrer dans le  prochain gouvernement dont la formation avait été annoncé par le  chef de l’Etat, Omar Bongo Ondimba, lors de son discours à la nation du 31 décembre 2008.

 

Toutefois, l’UPG voudrait s’assurer que ce futur gouvernement sera compacte, profondément renouvelé, associant toutes les forces vives de la nation, départie de toute velléité de carrière, y compris en prenant des mesures considérées comme impopulaires, avant d’y participer, a déclaré Pierre Mamboundou.

 

Pour l’UPG, le futur gouvernement pourrait travailler sur la base de sept items à savoir : les infrastructures de développement, et particulièrement la route, la santé et l’école ; l’assainissement des finances publiques, par la maîtrise des flux financiers, la mobilisation des ressources autres que celles provenant du pétrole ; la transparence électorale, par la maîtrise du fichier électoral et la consolidation de la sincérité du vote ; la mise en œuvre des mesures sociales efficaces, en rapport avec les attentes immédiates des gabonais, particulièrement la couverture sociale au bénéfice des gabonais de toutes conditions ; la restauration des valeurs républicaines et notamment l’autorité de l’Etat ; la mise en œuvre des fondamentaux de la bonne gouvernance, notamment la lutte contre la corruption ; enfin, la protection de l’environnement et tous ses corollaires.

 

S’agissant de la crise financière internationale qui n’épargne aucun pays, l’UPG affirme, que la sortie de cette crise pour le Gabon passe, entre autres, par : la réduction de la taille du gouvernement ; la négociation avec la Banque Centrale (BEAC) d’une réduction plus substantielle du taux directeur ; la réduction de la taxe perçue par le gouvernement sur le taux d’intérêt ; la négociation de la réduction du bénéfice perçu par les banques secondaires sur le taux d’intérêt, le tout ayant pour conséquence la baisse du loyer de l’argent ; la réduction drastique de toutes les dépenses inutiles de fonctionnement de l’Etat et la mobilisation des ressources fiscales et budgétaires.

 

Au plan social, l’UPG préconise la revalorisation du point d’indice, de l’indice et du SMIG.

 

L’UPG estime que toutes ces mesures devront être financées par l’effort des gabonais, par une meilleure récolte de l’impôt, et par la diversification indispensable de l’économie gabonaise.

 

Mais pour atteindre cet objectif, le gouvernement de la République devra affirmer sa volonté quant à la résolution des problèmes, être plus prompt à rechercher les solutions, notamment celles relatives à l’augmentation des recettes de l’Etat.

 

Enfin, en s’adressant au Gouvernement de la République au sujet de l’arrestation de cinq responsables d’organisations non gouvernementales à savoir : Grégory Ngbwa Mintsa, Georges Mpaga, Marc Ona Essangui, Gaston Asseko et Jean Poaty, l’UPG qui reste attaché aux Droits de l’Homme, selon son président, demande que soit appliquer les dispositions constitutionnelles qui déclinent que : « nul ne peut être arbitrairement détenu et que tout prévenu est présumé innocent jusqu’à établissement de sa culpabilité à la suite d’un procès régulier offrant des garanties indispensables à sa défense ».

 

L’UPG rappel également au Gouvernement de la République que les détenus doivent bénéficier pour leur défense de l’assistance des avocats de leur choix. 

 

Par Ludovic Aubin NONO

© Gabon D’Abord Actualités.

Ajouter un commentaire

Vous utilisez un logiciel de type AdBlock, qui bloque le service de captchas publicitaires utilisé sur ce site. Pour pouvoir envoyer votre message, désactivez Adblock.

Créer un site gratuit avec e-monsite - Signaler un contenu illicite sur ce site

×