Jean Louis ORANGO souhaite la réhausse du niveau scolaire gabonais.

Libreville, 19/10/2007 (GDAA) - Enseignant d'Anglais pendant 11 onze ans au Lycée technique OMAR BONGO de Libreville, Jean Louis ORANGO ,le troisième Maire adjoint du premier arrondissement de Libreville a au cours d'un entretient qu'il nous a accordé à son bureau à la mairie du premier arrondissement dénoncé les maux qui sont à l'origine de la baisse du niveau scolaire au Gabon. parmi les solutions qu'il propose pour le relever il y a la hausse de la moyenne d'admissibilité au baccalauréat et celle d'admission d'office.

Le troisième Maire adjoint du premier arrondissement de Libreville monsieur Jean Louis ORANGO a en sa qualité d'enseignant émis le voeu que la barre d'admissibilité au Baccalauréat soit désormais revu à la hausse passant ainsi de 7,50 à 9/20 et à 10/20 après l'oral pour prétendre être admis, comme c'est le cas dans certains pays Africains ceci dans le but de pousser l'élève gabonais à travailler d'avantage et pour lui permettre de retrouver le niveau qu'avaient ses aînés entre les années 60 et le début des années 90 afin que les diplomes délivrés au Gabon retrouvent leur valeur:« Le baccalauréat doit cesser d'être un examen à caractère social, qu'on donne par mention pitié. Il n'est pas normal- cela n'existe nul part, - qu'un élève qui a une moyenne annuelle de 6,30 sur 20 obtienne son bac parce que le taux d'admissibilité est fixé à 7,50 sur 20. Envoyez-le à Alexandrie, à Londres etc, l'élève qui a le bac cadeau fera cinq ans en première année. Est-ce cela l'objectif de l'État? Il faut avoir 9 sur 20 pour être admissible et 10 sur 20 à l'oral pour être admis au bac. Le gouvernement doit prendre une décision courageuse. À l'université, on parle du système LMD( Licence, Master, Doctorat), pourquoi ne pas arrimer notre bac aux standards internationaux? Relever le taux d'admissibilité, c'est augmenter la volonté des élèves de se surpasser. On donne le Certificat d'Étude Primaire(CEP) à qui le veut. Nous ne devons pas galvauder la valeur de nos diplômes. tant que nous dirons: « c'est mon neveu, c'est ma petite amie, je dois lui donner un coup de pouce dans ses examens, on marchera à reculons. »

Selon lui, parmi les facteurs qui paralysent le système éducatif du Gabon il y a: l'irresponsabilité de certains parents qui ne suivent pas leurs enfants à la maison espérant que l'enseignant fasse tout à l'école ou au lycée, les élèves eu-même qui n'ont plus la volonté de travailler et parmi lesquels bon nombre des filles harcellent les enseignants pour avoir les MST(Moyennes Sexuellement Transmises), la démotivation des enseignants dû au mauvaises conditions de vie et de salaire, le manque d'infrastructures, le manque de matériels et même de bibliothèques pour se documenter à l'exception du Centre Culturel Français de Libreville.

Pour pallier cette situation notamment la mauvaise condition de vie des enseignants, Jean Louis ORANGO voudrait que l'État qui ne peut pas verser aux enseignants des salaires très volumineux du fait du grand nombre qu'ils constituent améliore leur existence grâce à la l'accès à la propriété privée, au logement social,aux soins médicaux et en versant la prime d'éloignement aux enseignants exerçant à l'intérieur du pays et dont les conditions de vie ne sont pas souvent favorables.


Par Ludovic Aubin NONO

© Gabon D’Abord Actualités.

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