La commission nationale de la carte de presse et le détournement des deniers publics

Libreville, 02/ 07/ 08 (Gabon D’Abord Actualités)

Sans argent, point de travail. Cet adage vient de trouver tout son sens au cours des travaux de la session de la carte de presse qui n’ont pu aller à leur terme. La présidente de cette commission, Philomène Mbezele Assoumou avec la complicité du secrétaire général du ministère de la communication ayant choisi de détourner cet argent à d’autres fins. 

                                                                                                                                                                                             

La première cession de la commission de la carte de presse vient de terminer en queue de poisson, selon l’expression consacrée. La présidente, Philomène Mbezele Assoumou, comme à l’occasion des fêtes tournantes, il y a un an, lorsqu’il s’est agi des perdiems de la presse, a confondu une fois de plus sa propre poche à celle de l’Etat. Elle est accusée d’avoir détourné une somme de 40 000 000 millions de francs, somme destinée à l’organisation de la cession de la carte de presse de ce mois de juin. La jeune dame pour parvenir à son dessein a bénéficié du concours du secrétaire général du ministère de la communication. Comme on dit souvent que le malheur des uns fait le bonheur des autres, c’est ainsi que le plus proche collaborateur de Jean Boniface Assele va solliciter un coup de mains de 15 000 000 de francs sous prétexte que cet argent devait servir aux obsèques de Jules Legnogo, directeur de la RTG2  décédé à Libreville. Sans scrupule, madame le président va débloquer cette somme sans demander l’avis de ses collègues. C’est alors que les commissaires se rendent compte de cette opération et montent au créneau pour réclamer leur dû. Pour Mbezele Assoumou qui prétend n’avoir de compte à rendre à personne en ce qui concerne la gestion de cet argent, c’est plutôt le secrétaire général qui fait de fausses promesses selon lesquelles il a eu des assurances du président de la République et, dit-il,  c’est toujours Bongo qui remboursera cette somme. Pendant ce temps, le ministre Assele menace les commissaires de reprendre les travaux et dresser le procès verbal sinon qu’ils remboursent l’avance que chacun d’eux a perçu, soit 500 000 francs pour chacun en plus des 100 000francs francs CFA que chaque membre du bureau a touché à l’ouverture de ladite session. Voilà qui s’appelle du ganstérisme à col blanc. Qu’est-ce le secrétaire général avait-il à se retrouver dans la gestion de la carte de presse. Quel rapport avait-il à établir entre les obsèques du dg de la RTG2 et l’argent de la carte de la presse. De telles pratiques demandent que tous ceux qui ont pris part à ce vol soient traduits devant les tribunaux et que les masques tombent. Surtout en ce moment où sont jugés les voleurs de la République par le tribunal spécial mis en place par le président Bongo. De nouveaux clients ne feront certainement pas du mal aux juges spéciaux qui tiennent aussi à marquer d’une pierre blanche leur notoriété en matière de jugement. Une grande première dans notre pays quoi ! Affaire à suivre.  

Par Justin Ayene Abe

© Gabon D'Abord Actualités

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