L’eau pour tous selon GEA

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Libreville,  le 25/03/08  (GDAA) - A l'occasion de la journée mondiale de l'eau , la vice-présidente de l'Association ''Génération Eau-Claire'', Lydie Andjembé a indiqué que le Gabon devrait réduire de moitié d'ici 2015 le nombre de personnes privées d'eau potable et d'autres qui n'ont pas accès aux installations sanitaires de base.

Créée le 12 juillet 2006, ''Génération Eau-Claire'' est une association d'éducation relative à l'environnement, dont l'objectif consiste à préserver la nature à travers l'éducation, l'environnement et l'amélioration du cadre de vie. L'association lancera dans les quelques jours une campagne de ''sensibilisation pour la lutte contre l'insalubrité et la prolifération des déchets ménagers''.

Pour Mme Andjembé, certaines villes de l’intérieur du Gabon demeurent encore privées d'infrastructures de base et plus de 80% de la population urbaine n'a pas accès à ces services, ajoutant que les difficultés de santé publique qui en découlent impliquent autant des pertes en vies humaines et en dignité que le VIH/SIDA.

Elle a révélé que la majeure partie des habitations de Libreville ne dispose d'aucun système d'assainissement, d'où la persistance des égouts et autres latrines traditionnelles.

''Ces fosses sont mécaniquement vidangées, une fois remplies. Leur contenu est rejeté à l'extérieur de la ville, sans traitement préalable. Ce type de gestion pose un problème sanitaire et environnemental. Ces excréments, mal gérés, constituent une source évidente de maladies. En même temps que cette boue de vidange contamine les nappes, rendant ainsi leurs eaux inaptes à la consommation'', a-t-elle condamné.

Selon Mme Andjembé, un habitant sur cinq n'a pas accès à l'eau potable aujourd'hui dans le monde, et deux sur cinq n'ont pas accès à un assainissement amélioré, affirmant que plus de 2 milliards de personnes, dans les pays en développement, n'ont pas accès à une distribution fiable d'énergie et les plus pauvres payent jusqu'à 30 % de leur revenu.

''Devant la complexité d'accès à ces services essentiels, les parties prenantes telles que l'Etat gabonais, les collectivités locales, les opérateurs publics ou privés et la société civile, doivent s'impliquer davantage dans l'amélioration des conditions d'accès à l'eau potable et à l'assainissement des habitations de nos populations'', a-t-elle préconisé.

Abel BIBANG
© Gabon D'Abord Actualités

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