Un journaliste licencié du quotidien l'Union

Libreville, 15/ 05 / 2008 (GDAA) - Le président de la coalition ''Publiez ce que vous payez'', Marc Ona Essangui, est monté au créneau le 13 mai dernier à Libreville pour dénoncer un ''complot avéré de la part des dirigeants du journal l'Union'', après le licenciement d'un journaliste, avant d'appeler à une marche dans les tout prochains jours.

''Aujourd'hui, il est question que le Gabon s'élève pour dire qu'il (Gabon) nous appartient et non aux étrangers qui complotent à tous les niveaux'', a déclaré M. Ona Essangui, au cours d'une conférence de presse, organisée conjointement avec le collectif de défense des intérêts du peuple gabonais (CDIPG).

Selon M. Ona Essangui, le journaliste Jean Blaise Oyono, licencié le 30 avril dernier de l'Union, aurait fait les frais des dirigeants de ce journal, en voulant dénoncer les ''agissements crapuleux'', voire ''criminels'' des ressortissants français.

''Nous allons toucher tous nos réseaux à travers le monde pour que cette affaire soit mise au clair et pour leur dire encore que nous n'avons plus besoin d'une France mafieuse'', a-t-il insisté.

'' ( ) Nous appelons tous les compatriotes soucieux de l'émancipation de notre pays, de participer au sit-in qui sera organisé devant l'Ambassade de France dans les jours qui suivent'', a déclaré pour sa part le porte-parole du CDIPG, Grégory Ngwa.

Dans un article, paru le 17 avril dernier dans ce journal, intitulé ''Contrôle technique : + Gabon-Autosur roule +, + Auto-Bilan + fait le kamikaze'', le journaliste souligne que les centres techniques créés depuis 2005 par ce concessionnaire ne disposeraient pas de matériel indispensable pour les vérifications des véhicules, mais se contenteraient seulement de la délivrance des visites techniques sans faire de bons diagnostics.

Depuis le début de ses activités, indique M. Oyono dans cet article, Auto-Bilan dispose également des centres dans les principales villes du pays qui sont dans un état de ''vétusté avérée''.

Selon le journaliste qui dit avoir visité tous ces centres, celui situé à Port-Gentil, capitale économique du pays, aurait limité ses activités seulement à la fabrication et la pose des plaques d'immatriculations.

De sources dignes de foi, les dirigeants du journal l'Union avaient décidé en 2006 de ne plus jamais couvrir les activités de cette structure, dirigée par le français Frédéric Chapuis qui résiderait actuellement à Saint Tropez (France).

Créée en 1996, lorsque l'Etat gabonais s'est dessaisi du contrôle technique automobile, Auto-Bilan Agréé ou la Société gabonaise de technique et de contrôles (SGTC) n'a jamais renouvelé son matériel afin de se mettre aux normes, notamment en ce qui concerne le contrôle mécanique et les émissions de gaz d'échappement, malgré les rappels à l'ordre du Ministère gabonais des Transports.

Détenu à 100% par des privés, essentiellement français, le journal l'Union appartient au Groupe d'intérêts économiques (GIE) qui réunit également Multipress (France), une maison d'édition EDIG et la Sonapresse qui appartiennent aux privés et à l'Etat gabonais.

Le quotidien l'Union qui comporte 20 pages met en vente environ 25.0000 exemplaires par jour et emploie une trentaine de journalistes, des pigistes ''permanents'' y compris.

Par Céline MOSSAVOU
© Gabon D'Abord Actualités

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