Eglises de réveils : Un fidèle porte plainte contre son pasteur

Libreville, le 13 mars 2008

L'homme d'église, gabonais de souche et son épouse, Marie OBIANG d'origine camerounaise, se servaient de leur titre pastoral pour extirper de l'argent aux fidèles qu'ils menaçaient par la suite au nom de Dieu dans le but qu'ils les laissèrent en paix.

 

Les faits selon les témoins remontent en 2005 lorsque le pasteur et son épouse initient des cotisations abusives au sein de leur assemblée, soit 10 000 FCFA par personne la moins nanti. À ceux disposant d'une bonne situation sociale, c'est sur des bouts de papiers fermés que le montant à verser leur était transmis. Pas moins de 250 000 FCFA selon certaines sources. Ainsi pour les époux, l'homme avait-il l'interdiction formelle au nom de Jésus de savoir le montant que sa femme avait à verser et vis versa. Pour se justifier le couple pastoral qui avait déjà acquis la confiance de leur brebis laissait entendre que cet argent servirait à l'agrandissement du bâtiment qui les abrite actuellement au quartier sotéga. Malheureusement rien n'a été fait à ce jour et le temple demeure dans le même état.

 

Pour dissuader ce gros mensonge, le même pasteur reviendra en 2007 annoncer un autre à savoir: « Dieu m'a révélé que l'extension du temple ne se fera plus par notre assemblée mais plutôt par quelqu'un de l'extérieur qu'il enverra lui-même ». Toute fois il ne justifiera pas le chemin emprunté par l'argent des fidèles.

 

D'autres témoins rapportent que des techniques d'escroqueries parmi lesquelles le versement obligatoire du dixième de chaque crédit contracté par un membre de l'église avait été exigé par le pasteur ; que sa femme incite souvent d’autres femmes à prendre des crédits au nom de Jésus mais avant d’effectuer toutes dépenses celles-ci doivent d’abord lui verser la dîme ; que le pasteur a l’habitude de faire payer l’accomplissement des vœux aux fidèles en difficultés qui sollicitent l’aide du Seigneur en leur demandant de lui transmettre lesdits vœux dans des enveloppes mais que discrètement et selon la tête de chacun il demanderait de payer de l’argent ; que le couple pastoral ferait pleuvoir des fausses révélations à chaque approche des fins de mois, Marie OBIANG, l’épouse du pasteur serait très assidu dans ce jeu et se chargera surtout d’influencer les sœurs en christ qui du reste sembles être les plus sensibles à ce types de message.

 

Cette étape franchie arriva alors celle des emprunts et pour se faire l'homme de Dieu qui connaît parfaitement les écriture lesquelles recommande de demander pour recevoir commença à contracter des dettes à quelques membres de son clergé en promettant de le leur rembourser dans les plus brefs délais. Chose qui n'a jamais été faite. Par exemple, madame M. P. épouse MENIE témoigne qu'à ce jour le pasteur Joël Mathieu OBIANG lui doit toujours 850 000 FCFA, somme d'argent emprunté depuis plusieurs années; quant à madame G. MBOUMBA cette dernière à presque perdu l'espoir de récupérer ses 105 000 FCFA prêté au pasteur depuis longtemps.

 

Toujours insatisfait le pasteur serait revenu avec une autre histoire l'an dernier, celle de son voyage spirituel en France. Et comme à son habitude après avoir fait l'annonce à l'assemblée, son choix se portera sur les personnes dont il savait disposer des moyens financiers. Entre février et mars 2008 il décida de se tourner vers madame J. G. A. NZOGHE Aymar auprès de laquelle il empruntera la coquette somme de 1 000 000 en promettant de la lui restituer une semaine plus tard dès qu'il aurait reçu la dîme de 1 100 000 000 FCFA que lui enverrait une de ses fidèles de Port-Gentil. Là encore aucune promesse n'a été ténu malgré les interpellations du mari de la dame, co-propriétaire du compte bancaire d’où l’argent avait été sorti. D’autre part, il aurait contracté une autre dette (550 000fcfa) dans la même période au près de la belle sœur de J. G. A. NZOGHE, une autre de ses fidèles. A ce jour il n’aurai remboursé que 300 000 FCFA et cela après plusieurs tractations de la part de la dame. Il l’aurait même menacé en lui disant: « je suis déçu de toi, Jésus m’avait dit de te demander cet argent. Tu sais je vais prier et tu verras les malheurs qui s’abattront sur toi ! » Et cette dernière de lui répondre : « Vous ne m’avez pas dit que c’est Jésus qui vous a envoyé lorsque vous étiez venu ! ».

 

Une femme ne faisant plus aussi parti de cette assemblée nous a fait savoir que la menace au nom de Jésus était devenu une arme redoutable pour cet homme à chaque fois que les fidèles femmes allaient lui réclamer l’argent qu’il les empruntait. Et c’est à cause de cette crainte de voir la colère de Dieu ne tomber sur elles qu’elles auraient gardé le silence.

 

Avec autant de problèmes le pasteur et sa femme se seraient réfugiés dans le sud du Cameroun depuis plusieurs mois et s’illustreraient en faisant des fausses promesses à leurs victimes. Face à cela, monsieur J. G. A. NZOGHE a donc porté plainte pour abus de confiance le 21 février dernier au camp Roux de Libreville. C’est dans ce sens que quatre jours plus tard, Jean ZAMBO, une autre haute personnalité de l’église a été convoqué le 25 du même mois par l’enquêteur pour indiquer dans quelle zone du Cameroun se trouve le pasteur recherché. Ce dernier répondra qu’il sait seulement qu’il se trouve dans le sud du Cameroun mais qu’il ne connaitrait pas la ville ni le village.

 

C’est finalement le 05 mars 2007 alors que les menaces de l’enquêteur pesaient sur Jean ZAMBO pour qu’il dise le lieu où se trouve le pasteur que le présumé coupable ordonnera par voie téléphonique à une de ses fidèles parti accompagner Jean ZAMBO présent au camp Roux de lui passer l’enquêteur selon le plaignant J. G. A. NZOGHE. Dans leur conversation ce dernier après avoir reconnu sa dette vis-à-vis du couple J. G. A. NZOGHE aurait promis à l’enquêteur d’être de retour à Libreville cette semaine. Mais pour la partie plaignante cette promesse pourrait être un autre mensonge comme d’autres que le pasteur aurait déjà fait.

 

Outre les faits sus mentionnés, un autre plus grave est reproché au pasteur Joël Mathieu OBIANG par une autre fidèle que nous avons déjà cité, madame G. MBOUMBA. D’après cette dernière son ex époux un certain SOUAMY MAKANGA Jean Joseph alors convoqué au tribunal l’an dernier pour menaces verbales et voix d’effets contre elle aurait reconnu que c’est sous l’influence du pasteur Joël Mathieu OBIANG qu’il cherchait à la sacrifier afin d’asseoir l’autorité spirituelle de l’église. Cette déclaration a amené à la victime de demander le divorce.

 

Notons que l’église dirigée par le pasteur Joël Mathieu OBIANG demeure sans dénomination depuis sa création (entre 2001 et 2002 d’après certaines sources sûrs). Jean ZAMBO que nous avons rencontré afin qu’il nous apporta des éclaircissement à ce sujet s’est refusé de répondre à nos questions clamant simplement qu’il n’est pas pasteur, quand bien même c’est lui qui la dirige en l’absence de son supérieur. Ce qui a emmené à nous tourner vers d’autres sources proches de cette église qui nous ont fait savoir que l’église demeurait sans nom parce que Jésus-Christ ne l’avait pas encore révélé à l’homme de Dieu.

 

A ce qui précède il importe de relever ici le manque de sérieux et de crédibilité de la part de dirigeants de cette église qui continuent d’entretenir le flou dans leurs pratiques soit disant chrétiennes mais également la naïveté des fidèles qui ont accepté de vivre dans cet état des choses pendant plusieurs années.

 

La grosse interrogation que l’on puisse se poser c’est de savoir où et quand Joël Mathieu OBIANG a été ordonné pasteur. Selon nos enquêtes c’est du temps du pasteur brésilien Marques qu’il arrive à l’église «Le Réveil du Saint-Esprit alors appelée « Dieu est Amour ». Plus tard il deviendra chrétien en se faisant baptiser d’eau et restera au simple rang de fidèle comme beaucoup d’autres. Mais en 2001, à cause de son attitude qui ne cadrait plus avec les statuts et le règlement intérieur de l’église il sera alors expulsé. Quelques temps plus tard ses anciens chefs religieux apprendront qu’il a ouvert une église au quartier Apostrophe (depuis 2003 elle est transférée au quartier sotéga) et dont il est le pasteur responsable jusqu’à maintenant.

 

Cette affaire vient donc relancer le débat sur le fonctionnement et l’organisation de certaines églises de réveils dont les responsables pour la plus part sont faux et dotés d’esprits malveillants, prêt à poser n’importe quel actes répréhensible soit-il et au saint nom de Jésus pourvu qu’il obtiennent satisfaction et tant pis pour les dégâts.

 

Conséquences, il est désormais difficile de distinguer les vrais pasteurs des faux quant on sait que parmi ceux qui s’autoproclament figure des malfaiteurs qui aiment se cacher sous la bannière de « l’appel du Saint-Esprit » et que même les honnêtes hommes d’église ont du mal à refuser à cause de cette mention dans la bible ; plusieurs âmes à la recherche s’obstinent désormais à rester chez elles au risque de subir ces sorts, etc.

 

Pour ce faire il est temps que la communauté chrétienne éveillée ainsi que les autorités compétentes du Ministère de l’intérieur prennent les mesures qui s’imposent afin d’éradiquer cette gangrène qui ne cesse de ternir l’image de l’église et de notre société dans l’ensemble.

Par Ludovic Aubin NONO

© Gabon D'Abord Actualités

 

Commentaires (2)

1. dancing in E (site web) 30/09/2010

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2. alex 02/05/2008

au gabon, vous avez toujours les mêmes histoire. c'est malheureux pour vous.

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